KAMISHIBAÏ signifie en japonais « Petit théâtre de papier ». Art millénaire, le KAMISHIBAÏ connût son âge d’or au début du XXème siècle, lorsque les conteurs s’arrêtaient au coin des rues, munis de leur BUTAÏ « castelet », coincé sur leur vélo. En effet, dans les années trente apparait le cinéma, et les exploitants de salles expulsent théâtre de marionnettes, théâtre d’ombre et Kamishibaï pour faire de la place au septième art.
Contraints à la rue, les conteurs calent le Butaï sur le garde-boue de leur vélo et le Kamishibaï se réinvente à tous les coins de rue. Ironie de l’histoire, beaucoup de contes s’inspireront de héros populaires réactualisés par le cinéma ou le manga et ces trois disciplines finiront par devenir complémentaire.
Description
Le Butaï (scène en japonais) est un cadre rectangulaire où l’on insère les planches de dessin par une glissière. A l’avant deux volets latéraux s’ouvrent et permettent ainsi un meilleur équilibre au Butaï. L’arrière est évidé, ce qui permet au conteur de lire le texte au verso du dessin.
Dans le cas de « Kamishibaï raconte nous une histoire », il s’agit de contes traditionnels, parfois revisités, destinés aux enfants de 3 à 8 ans écrits et réalisés par le cinéaste Arnaud Demuynck. Ils existent également dans les programmes de court-métrages « la chouette en toque » et « Loups tendres et loufoques »
Grâce à sa forme minimaliste, le conte Kamishibaï se joue au plus près des spectateurs, ce qui favorise l’interaction et le développement de jeux mimés. Contrairement au livre, le conteur est libre de ses gestes et peut jouer plus facilement avec le public. Il peut y avoir une mise en scène sur le passage succécifs des planches.
Les enfants s’amuseront à participer à la construction du récit, à s’exercer à de multiples onomatopées et à avancer dans l’intrigue avec le conteur. Couplée à un atelier sur la journée, cette expérience permet d’entrainer le langage oral, la lecture d’image, l’apprentissage de la lecture à haute voix, la création et l’écriture d’histoires par les enfants.
Avec« Kamishibaï, raconte-nous une histoire », notre comédien peut intervenir au sein de chacune des classes puisqu’il n’y a que quelques minutes de préparation pendant lesquelles notre comédien présente le Kamishibaï aux enfants. La magie du spectacle vivant vient à l’enfant jusque dans son quotidien à l’école.
La durée d’une histoire varie de 15 à 20 minutes suivant la participation des enfants. Il est proposé deux histoires à chaque classe, en concertation avec chaque enseignant, au choix parmi quatre